A. Benmohammed
Écologismes :
« Les crises, les bouleversements et la maladie ne surgissent pas par hasard. Ils nous servent d’indicateurs pour rectifier une trajectoire, explorer des nouvelles orientations, expérimenter un autre chemin de vie. », Karl Gustav Jung
Pour survivre le triomphe mondial du Capital, les socialistes convertissent leur bannière rouge vert le vert ; l’économie durable fondée sur les nouvelles énergies renouvelables qui respectent la Nature. L’idéologie socialiste nous revient avec un nouveau voile : L’idéologie écologiste !
Le triomphe de l’Occident est fondé sur l’énergie ! Il a débuté avec la révolution industrielle de la machine à vapeur et se poursuit avec le pétrole du Moyen-Orient qui lui assure :
– la mainmise sur l’énergie du Pétrole.
– la main mise sur l’argent du Pétrole dans ses banques
– un marché ouvert favorable pour la consommation.
Ceci a toutefois trois conséquences :
– la prospérité du Nord est dépendante du pétrole.
– les conséquences environnementales sont désastreuses
– le Pétrole est la raison fondamentale des guerres !
Pour comprendre la dépendance du pétrole, on prendra l’exemple que donne Sarah Murray dans ‘From ocena to Plate ; a Posthumous Migration’ pour voir comment le saumon péché au large de Norvège arrive dans notre assiette. Le saumon est apporté dans un port local, il est congelé et transporté dans un port plus important comme Hambourg ou Rotterdam ou il est transporté par navire en Chine. Une gigantesque usine l’attend pour transformation, recongélation et empaquetage. Il sera renvoyé au Nord. Quelques jours après, il est décongelé et servi dans nos assiettes.
Ce parcours est valable pour tous nos produits agricoles et industriels qui sont produits ailleurs et traversent le monde pour se présenter dans nos Wall Mart.
Nous roulons dans des avions et des automobiles avec du pétrole. Nos produits sont en majorité des dérivés du pétrole. Notre opulence se fait grâce à la disponibilité et faiblesse du prix de pétrole. Cela mérite bien des guerres justes qui massacrent les autres. Loin des yeux, loin du cœur. La facture nous étonne : le terrorisme et l’environnement.
Les raisons pour une économie verte durable :
– Les énergies (nucléaire, hydraulique, solaire, éolien …) fournissent 32 % de la production d’électricité mondiale. La part du nucléaire dans le monde était de 10,5% en 2016. La part maximum était de 16,5 % en 1996. Depuis 2011 et l’arrêt des réacteurs japonais, le nucléaire représente 12 % du mix électrique mondial. Le nucléaire jouit d’une mauvaise réputation avec la prolifération des armes nucléaires et les accidents : (Three Mile Island, Tchernobyl, Fukushima).
– Les énergies carbonées (charbon, pétrole et gaz) représentent deux tiers de la production mondial d’électricité. Le charbon fournit 41 % des besoins, le gaz (22 %) et le pétrole (5 %). Plus de 80% des réserves de pétrole viennent de champs découverts avant 1973, qui sont tous en déclin. Une estimation récente donne un trillion de barrels reste encore à extraire de la terre. Cette analyse montre qu’il y’aura déclin des 2010.
– L’Énergie solaire et éolienne s’accroit de 25.7% et de 16.8% respectivement entre 1990 et 1997. L’Éolien n’a pas tenu ses promesses malgré les subventions depuis des décennies. Il reste un espoir dans des énergies futures : bioénergies, géothermie, fusion nucléaire, antimatière, énergie du vide…
La menace énergétique a produit une monstruosité : le Réchauffement planétaire ! Entre 2005 et 2018, les émissions mondiales de GES (Gaz à effet serre) ont augmenté de 23,0 %, passant de 38 669 à 47 552 mégatonnes d’équivalent en dioxyde de carbone (Mt d’éq. CO2).
La température va s’accroître de 3.5 degrés Centigrade en 2050. L’Accord de Paris limite l’augmentation de la température moyenne mondiale au-dessous de 2 °C si possible à 1,5 °C en 2100. Pour cela, les émissions de CO2 devraient être réduites d’environ 45 % par rapport aux niveaux de 2010, d’ici à 2030. Il faudrait atteindre un « bilan nul » des émissions aux alentours de 2050.
On sait que l’objectif de 2 °C ne sera pas atteint, mais on ne sait pas vraiment quelles sont le degré des impactes (cyclones, tempêtes, inondations, canicules, sécheresses, feux de forêts…) dans tout le globe sur l’Humanité et la Nature.
Benmohammed, Chaomain, tome 5
